Région de Fribourg

Explorez le canton de Fribourg et laissez-vous surprendre par la diversité de ses paysages, de ses traditions et de son art de vivre.

Choisissez une région

La Gruyère
Fribourg/
Sarine
Estavayer-le-Lac
Région
Région
Lac de Morat
Schwarzsee -
Senseland
Romont Région
Les Paccots
- La Veveyse

Que recherchez-vous?

Choisissez une région

Bienvenue sur le site de Fribourg Région et de ses régions touristiques. Sélectionnez sur la carte la région que vous souhaitez découvrir et parcourez son offre. Nous vous souhaitons de belles découvertes!

swiss map
La Gruyere
Fribourg
Estavayer-le-Lac
Région
Région Lac
de Morat
Schwarzsee-
Senseland
Romont
Les Paccots
Vous êtes dans la région de
Recherche
Newsletter

1. Cave de l’hôtel de ville – La roue voyage dans le temps

Rue, la plus petite ville d’Europe, doit son statut à la reconnaissance du Comte Pierre II de Savoie qui lui octroye en 1260 ses franchises et le droit de prélever des impôts et des taxes. Son château était habité par un Seigneur, ses rues peuplées de nombreuses tavernes et commerces et une foire mensuelle y était organisée. Auparavant, la petite cité a même été le chef-lieu du District de Rue avec sa préfecture au château. En l’an mille, la roue est déjà l’armoirie des seigneurs de Rue. Ce symbole vous guidera tout au long du Circuit secret®. Trouvez la roue dans cette pièce, elle vous permettra d’activer la machine à voyager dans le temps. Bon voyage !

RACONTE-MOI L’HISTOIRE DE RUE…

Le pays est occupé par les romains entre le 1er siècle avant JC et le 1er siècle après JC. Le territoire est alors divisé en cinq provinces romaines et parcouru d’importantes voies de communication. Le nom de Rue est dérivé des noms latin « ruga » qui signifie « rue, voie de communication » et « rota » qui signifie « roue ».

L’une des trois villes les plus importantes est Aventicum (Avenches), qui garde encore aujourd’hui des traces de cette époque, au travers de son amphithéâtre notamment.

Vers 223, les romains construisent le premier bâti en pierres de Rue, le donjon.

Le 2 mars 1797, les troupes de l’Empereur Napoléon Bonaparte traversent la Ville de Rue avec environ 6’000 hommes et 16 canons pour prendre Fribourg.

Au début du XXe siècle, Rue compte environ 500 habitants. Le fils du propriétaire du château, Ferdinand Ferber, effectue le premier vol d’Europe en aéronef et survole la ville, d’où il avait effectué, quelques années plus tôt ses premiers tests de machine volante.

Aujourd’hui, la ville compte plus de 1’500 habitants. La commune comprend également les villages de Blessens, Gillarens et Promasens.

Dès 2025, les communes d’Auboranges, Chapelle, Ecublens et Rue fusionneront sous le nom de Rue. La commune de Rue deviendra alors la 3e plus grande du district de la Glâne.

2. Cave du château – Chaleur humaine

La ville est prise d’assaut par l’ennemi ! Réfugiez-vous vite dans les caves du château où les habitants de la ville médiévale se sont rassemblés.

Nous sommes au Moyen-Âge et les guerres ravagent la région depuis bien longtemps. Dans nos forêts se cachent des brigands, les petits seigneurs veulent nos terres et les pillards convoitent nos biens.

Le château a déjà été pris et détruit par le passé mais nous l’avons reconstruit, plus solide encore.

Nos éclaireurs nous rapportent que le Comte Pierre IV de Gruyères et 150 de ses hommes marchent en direction de Rue. Il est possible qu’ils tentent de prendre le château. Qu’ils viennent ! Nous sommes prêts à les accueillir, arbalètes chargées et épées en main…

Les anciennes caves dans lesquelles vous vous trouvez serviront de refuge aux habitants du bourg et leur bétail en cas d’attaque. Ils accèdent aux caves creusées dans la roche par l’escalier extérieur.

On y trouve une grande cheminée, 2 fours à pain et de quoi se laver ainsi que du linge pour survivre.

RACONTE-MOI LE CHÂTEAU DE RUE…

La première mention d’un château à Rue et du seigneur Rodolphe de Rue, vassal des comtes de Genève, date de 1152. A l’intérieur de cette enceinte fortifiée, il y avait trois habitations. Le donjon de plan carré semble remonter à cette époque.

De 1235 à 1237, les fortifications sont détruites avec interdiction de les reconstruire pendant 15 ans. Le château est partagé entre le comte de Rue et Pierre II de Savoie qui domine désormais le Pays de Vaud. Celui-ci reconstruit le château de 1260 à 1268 et y installe un châtelain comme vassal savoyard.

En 1333, le Comte Pierre IV de Gruyères et 150 de ses hommes, attaquent le château qui résiste. Il s’en prend au bourg, le brûle et le pille.

Les bâtiments sont pratiquement détruits lors des guerres de Bourgogne en 1476. Le 23 janvier 1536, une délégation de la Seigneurie de Rue est envoyée vers les bernois et prête allégeance pour éviter une guerre. De ce fait, Rue évite une attaque bernoise qui envahissait le pays de Vaud.

Dès 1527, une prison est installée dans le donjon. De 1619 à 1673, le château, probablement très délabré, est reconstruit. Fribourg y installe ses baillis, puis ses préfets jusqu’en 1848.

Le 25 février 1856, l’Etat vend le château aux enchères. Le château appartient actuellement à un propriétaire privé.

3. Donjon – L’antre de la sorcière

Imprudents ! Il est encore temps pour vous de rebrousser chemin. Dans ce donjon se cache une terrible sorcière nommée Mia Varmy. Il paraît qu’elle a fait un pacte avec le diable près de la grotte de Rue. Son grimoire contient des recettes pour faire périr le bétail et rendre les gens malades.

Vous ne me croyez pas ? Et pourtant je vous jure que c’est vrai ! En ville, tout le monde le dit…

RACONTE-MOI MIA VARMY…

Le 1er mars 1634, débute le procès en sorcellerie contre Mia Varmy qui durera plusieurs jours. C’est le Respectable, sage et prudent Seigneur Jost Ammann, bourgeois de Fribourg et bailli de Rue, qui s’en charge. Sous la torture, elle avoue avoir rencontré le diable du nom de Gabriel avec qui elle a fait un pacte. Elle aurait participé à des danses nocturnes autour d’un feu, près du pont de la Broye vers Montet, mangé des bêtes et bu du cidre et de la liqueur, appelée aussi eau-de-vie.

Lorsqu’on la tortura pour la 3ème fois, par pendaison avec un poids de 100 livres, elle a avoué avoir fait périr des vaches, des veaux et des chèvres. Elle dit s’être transformée en loup sous les ordres du diable, pour dévorer le bétail.

Elle est condamnée par sentence le 15 mars 1634 à être brûlée vive sur un bûcher. On la tenailla encore à deux endroits sensibles pour obtenir ses derniers aveux et connaître ses complices. Elle est exécutée le 20 mars 1634 sur le tumulus de la Fin des Fourches. Un marronnier y est planté mais ne poussera pas.

La légende raconte qu’il existerait, encore aujourd’hui, deux grottes dissimulées dans la forêt, creusées il y a bien longtemps par une rivière qui passait là. On les appelle « la grotte de la sorcière » et le « trou du diable ». Gare aux enfants qui s’y aventureraient !

RACONTE-MOI LA CHASSE AUX SORCIERES

La Suisse a été l’un des foyers les plus violents de la chasse aux sorcières en Europe entre le 15e et le 18e siècle. Elle a touché majoritairement les femmes. Il s’agissait le plus souvent de femmes veuves, âgées, célibataires ou socialement isolées. Celles exerçant des rôles de soins, comme les sages-femmes, guérisseuses ou herboristes, étaient particulièrement vulnérables aux accusations, surtout lors d’échecs médicaux ou en période de crises comme les épidémies ou les mauvaises récoltes.

 

La sorcellerie servait avant tout d’outil de contrôle social et genré dans une société dominée par la peur, la religion et le patriarcat. En Suisse, et notamment dans le canton de Fribourg, les accusations reposaient sur des pratiques quotidiennes réinterprétées comme diaboliques.

 

La torture était systématiquement utilisée pour extorquer des aveux d’actes impossibles (vol nocturne, sabbat, métamorphose en animal). Face à cette violence extrême, il était quasiment impossible de se défendre ; une fois accusée, la condamnation était presque certaine. La peine capitale, généralement le bûcher, avait une fonction à la fois punitive et dissuasive, transformant ces exécutions en spectacles publics destinés à maintenir l’ordre social.

 

  • On estime qu’en Suisse, entre les 15e et 18e siècles, il y a eu ≈ 10 000 procès de sorcellerie.
  • Les premiers grands procès apparaissent dans les cantons du Valais, Fribourg et Vaud.
  • Parmi ces procès, environ 6 000 exécutions auraient eu lieu.
  • 70-80 % des accusés étaient des femmes. 20-30 % d’hommes et des enfants.
  • La dernière sorcière d’Europe est exécutée à Glaris en 1782.
  • Les procès commencent et finissent en Suisse.

4. Sommet du donjon – Ce merveilleux fou volant dans sa drôle de machine

Depuis toujours, le rêve de l’humain est de pouvoir voler comme un oiseau. En 1900, ce but est proche d’être atteint et c’est la course entre les pionniers de l’aviation. Qui sera le premier à réaliser une machine volante ?

Ferdinand Ferber est le fils du propriétaire du château de Rue. Ce capitaine de l’armée française a toujours eu les yeux tournés vers le ciel et rêve de pouvoir créer son propre engin volant. Lors de ses séjours dans la région, il fait de nombreux essais avec des planeurs depuis le château de Rue.

Aujourd’hui, il s’apprête à tester son premier aéronef à moteur. La machine est prête à décoller, aidez Ferdinand à la démarrer !

RACONTE-MOI LE PREMIER VOL D’EUROPE…

Ferdinand Ferber, né en France en 1862, est un pionnier de l’aviation française, observateur, expérimentateur et auteur de publications sur les débuts de l’aviation. Lors d’une visite chez son père, Ernest Ferber, alors propriétaire du château, il essaie de faire voler un parachute (planeur) depuis la plus haute fenêtre du château dans l’après-midi du dimanche 24 octobre 1898. Ce parachute pèse 30 kg pour 8 m d’envergure et 25 m2 de surface portante.

Le 30 septembre 1899, convaincu d’aviation, il essaie de faire voler un autre aéronef (planeur) tracté par un cheval au galop sur les Prés-du-Château au lieu-dit Cheneveirettaz.

En 1906, il effectue le premier vol d’Europe, passant au-dessus de la ville de Rue.

Ce faucheur de marguerites (surnom donné à ces pionniers) utilise le pseudonyme Ferdinand « de Rue » lors des meetings à l’étranger. Il se tue le 22 septembre 1909 à Boulogne-sur-Mer, écrasé par le moteur de son aéronef après avoir touché le sol lors d’un meeting.

5. Cave des chevaliers – Le duel

Construite sur les fondations d’une maison encore plus ancienne, la maison de Prez se dresse au milieu du village depuis le 14e siècle.

Nous nous trouvons dans la salle des Chevaliers au début du 18e siècle. La maison appartient depuis plusieurs générations à la famille de Maillardoz qui a invité deux gentilshommes de la région à y régler un différend. Maintenant, faites silence ! Vous allez assister à une affaire d’honneur.

RACONTE-MOI LA MAISON DE PREZ…

L’ensemble se compose d’une grande maison au sud et d’une grange écurie en face, qui est l’un des rares bâtiments de Rue à n’avoir subi aucune transformation depuis le 18e siècle.  La Maison de Prez est la plus grande maison seigneuriale du canton de Fribourg. Elle fut la résidence de la famille de Prez avant de devenir celle des Maillardoz. Sa façade principale présente les armoiries des deux familles :

• Armoiries de Prez, au lion issant, un ange tenant, sur une plaque de molasse sculptée.

• Armoiries de Maillardoz, entre les baies des étages, dont les armes sont effritées.

Richard de Prez a été le fondateur de la chapelle St-Nicolas de Rue qui deviendra en 1622, avec la reconnaissance de l’Evêque de Lausanne, l’église paroissiale de Rue.

La maison de Prez appartient à ce jour à la famille Crausaz et ce depuis plusieurs années.

Nous utilisons des cookies pour vous offrir une meilleure expérience.

OK Préférences